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    Foule à contrejour près d’un immense igloo en béton peint en blanc.
    Museu Nacional en forme d’igloo.

    Qui est Oscar Niemeyer ?

    Est-ce un géant de l’architecture moderne, un communiste, un poète des courbes, un infatigable travailleur, un jeune marié centenaire ou un héros national ? Toutes ces réponses sont bonnes ! Et histoire de complexifier un peu plus ce portrait, son vrai nom est Oscar Ribeiro de Almeida de Niemeyer Soares, des origines à la fois portugaise, arabe et allemande. Pourtant, c’est à Rio de Janeiro qu’Oscar est né en 1907. Et c’est là qu’il y meurt 104 ans plus tard. Revenons sur cette vie qui a traversé d’un bout à l’autre le XXe siècle.

    À l’âge de 22 ans, Oscar choisit ses instruments de travail. Ce sera sa main et le crayon alors qu’il rentre à l’Escola Nacional de Belas Artes de Rio. Plus tard, avec son diplôme d’architecte en poche, deux rencontres seront particulièrement marquantes pour lui. L’urbaniste et architecte Lucio Costa l’engage comme stagiaire au sein de son cabinet. Et grâce à ce dernier, Oscar rencontre, en 1936, un confrère suisse de vingt ans son aîné, Charles-Édouard Jeanneret-Gris, dit Le Corbusier. D’un style rigide et fonctionnel, il influença fortement le junior qui, lui, trouva sa voie dans les courbes au moyen du béton armé, sa matière de prédilection. En 1952, ils réalisent ensemble avec d’autres architectes le siège des Nations unies à New-York.

    Vue intérieure d’une cathédrale constituée de 16 colonnes courbes blanches et de milliers de vitraux dans les teintes de bleus et blanc.
    Voûte en vitraux de la magnifique Catedral Metropolitana Nossa Senhora Aparecida.

    Brasília, la capitale du pays, est l’œuvre magistrale de la vie d’Oscar. Cette commande du président brésilien de l’époque, Juscelino Kubitschek, était audacieuse. Avec brio, l’architecte y signe, dès 1958, les principaux monuments publics dont la Catedral Metropolitana Nossa Senhora Aparecida avec ses seize colonnes courbes, le Museu Nacional en forme d’igloo, le Supremo Tribunal Federal et bien sûr le Congresso Nacional avec ses tours et ses deux coupoles.

    Parade militaire sur une grande place non loin d’une tour en béton par une journée ensoleillée.
    Place des Trois Pouvoirs lors d’un défilé. Vu du ciel, le plan directeur (plano piloto), élaboré par l’urbaniste Lúcio Costa, a la forme d’un avion. Ainsi, la cabine de pilotage regroupe les trois pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire.

    Après le coup d’État du 31 mars 1964, le Brésil plonge dans une dictature militaire jusqu’en1985. Oscar s’exile donc en Europe pendant plus de vingt ans. Cette période a été fertile pour ses créations à l’étranger : Berlin, Milan, Paris, Alger, Tripoli et même Los Angeles. Une carrière de 70 ans, plusieurs centaines d’œuvres, un héritage colossal ! En 1988, il reçoit les honneurs du prestigieux prix Pritzker, considéré comme le Nobel de l’architecture. Aux dires du jury, « ses bâtiments distillent les couleurs, la lumière et l’image sensuelle de son pays natal ». Une œuvre architecturale doit être « belle et légère » selon Oscar. « Ce n’est pas l’angle droit qui m’attire. Ni la ligne droite, dure, inflexible, créée par l’homme. Ce qui m’attire c’est la courbe libre et sensuelle. La courbe que je trouve dans les montagnes de mon pays, dans le cours sinueux de ses rivières, dans les nuages du ciel, dans le corps de la femme aimée. Tout l’univers est fait de courbes », conclut le maître.

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