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    Portrait d’un homme dans la soixantaine près de sa ferme peinte en rouge.
    Depuis des années, Stan Tobin se bat pour protéger la faune et la flore maritime et pour faire en sorte qu’on fasse plus de prévention afin d’éviter un désastre environnemental.

    Stan Tobin, l’éleveur de veaux qui sauve des oiseaux

    Jour 5 de ma traversée du Canada à vélo et en solitaire.

    En pédalant de Placentia à Cape St. Mary’s, j’ai croisé une série de petits villages éparpillés autour de la route qui serpente dans les collines de cette région située à l’ouest de St John’s. Parmi eux, le village côtier de Ship Cove est peuplé de trois habitants : Stan Tobin, sa femme et sa mère !

    Stan, un solide gaillard de trois fois vingt ans, m’a raconté qu’il est né là et qu’il y a toujours vécu. Maintenant que ses enfants volent de leurs propres ailes, il s’occupe de ses vaches et de ses veaux avec sa femme Dolorès, qui gère aussi leur crèmerie à St. John’s. Ils produisent en effet un beurre au si bon goût qu’ils en vendent même dans les provinces voisines. 

    Mais depuis une quinzaine d’années, Stan Tobin a une passion : les oiseaux et l’environnement. Modeste et discret, il ne m’avait pas dit lors de notre rencontre qu’il est un des environnementalistes les plus méritants de Terre-Neuve. Il figure d’ailleurs parmi les fondateurs de la Newfoundland and Labrador Environmental Association (NLEA), très active dans la province pour s’occuper des oiseaux contaminés à la suite de pollutions clandestines en mer. Tout près de chez lui se trouve la Réserve écologique de Cape St. Mary’s, menacée en permanence par ce genre de catastrophe.

    Au cours des 30 dernières années, les déversements de pétrole ont tué des millions d’oiseaux sur la côte sud-ouest de Terre-Neuve, selon la Garde côtière canadienne. « La faune la plus touchée comprend le guillemot marmette et le guillemot de Brünnich, le mergule nain, l’eider, le goéland, le guillemot, le plongeon huard et le pygargue à tête blanche, lit-on sur le site de la Garde côtière. Les recherches laissent entendre que, pour chaque oiseau mazouté trouvé sur le rivage, il y en a dix autres perdus. »

    Lors d’une marée noire de 116 km de long et de 200 mètres de large provoquée en 2002 par un navire des Bahamas au large de la Réserve écologique de Cape St. Mary’s, Stan avait dit que ce qui l’affectait le plus, c’était le destin tragique des jeunes fous de Bassan, qui ne pouvant encore utiliser leurs ailes, glissaient sur les nappes de pétrole sans pouvoir s’envoler…

    Certes, aujourd’hui les industries pétrolières s’engagent à tirer les leçons des erreurs passées. La dernière date de trois ans à peine avec un déversement de 250 000 litres, le plus important de l’histoire de Terre-Neuve… De son côté, la Garde côtière canadienne améliore sans cesse son Plan d’urgence pour les déversements en mer. Malgré tout, le risque plane encore à Terre-Neuve et ailleurs dans le monde.

    Textes : Éric Clément et Bertrand Lemeunier

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