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    Portrait d’une femme brune dans la trentaine posant près d’une tente verte avec deux vélos dans un paysage de sable.
    Pour beaucoup, plages de sable riment avec vacances. Disons qu’avec nos vélos de plus de 65 kg chacun, ce n’était pas toujours le cas…

    Une aventure insolite | Parc national Lençóis Maranhenses

    Si vous cherchez à vivre une aventure unique, vous êtes en bon endroit !

    Décor de rêve ? Un royaume de sable insolite.
    Itinéraire ? Barreirinhas – Atins – oasis Baixa Grande – Atins – Paulino Neves
    Conditions météorologiques ? Chaleur et vents.

    Presque tout au nord du Brésil se trouve un « désert » de 70 km de long et qui s’étend jusqu’à 50 km à l’intérieur des terres. Cet écosystème formé de dunes blanches hautes de 10 à 30 mètres ressemble à des draps de lit (lençóis en portugais). À cause de sa situation géographique près du bassin de l’Amazone, la région subit une saison des pluies. Alors que les déserts, par définition, reçoivent moins de 250 millimètres par an, le parc national Lençóis Maranhenses, lui, reçoit environ 1 200 mm de pluie. 

    Fait étonnant, une couche de roche imperméable sous le sable empêche les précipitations de s’infiltrer. Ainsi, entre janvier et mai, l’eau douce s’accumule et crée entre le sommet des dunes des milliers de lagunes aux teintes bleutées, vertes et même noires. Un vrai paradis pour la randonnée, la baignade et le canoë ! Si entre mai et septembre, la vie bat son plein, en décembre, nous y avons admiré un paysage sec balayé par les vents. À dire vrai, nous n’avions jamais pensé parcourir ce « désert » à vélo avant que nous rencontrions Mão, un guide local cycliste de la ville de Barreirinhas. Et pourquoi pas ? 

    Cela nous fera changement des routes à la circulation dense. Plus besoin non plus de pédaler sur l’accotement entre les morceaux de verre, les branches, les bouts de pneus, les trous et les clous. Bref, en quelques heures, nous planifions cette aventure sablonneuse et le lendemain, nous embarquons trois vélos sur un bateau de pêcheurs. Pour atteindre ce royaume pour le moins insolite, nous naviguons sur le Rio Preguiças pendant quatre heures jusqu’au village d’Atins. Nous y débarquons finalement à la noirceur à marée haute. L’aventure commence pour vraie !

    Désert et dunes de sable où une femme marche pied nu de dos. À l’horizon, on aperçoit l’océan.
    Pour notre premiére nuit, nous campons près du restaurant Canto dos Lenc?ôis au loin sur la photo.

    Après deux heures à pousser nos montures, nous posons finalement nos « boulets » à notre camp de base. Et pas le moindre, le restaurant Canto dos Lençóis offre de savoureux repas de crevettes grillées ! Peu après, nous marchons dans ce décor enchanteur alors que la lune se lève au-dessus des dunes. Quel lieu magique pour une nuit paisible dans la tente !

    « Nous allons profiter de la marée basse pour rejoindre l’oasis Baixa Grande », nous dit Mão bien réveillé. Après avoir laissé le superflu à notre camp de base, nous voilà partis à trois vélos, Mão en avant et nous loin derrière tentant de suivre son rythme. Après 20 km à pédaler au bord de l’océan Atlantique soit quatre heures plus tard, nous croisons le Rio Negro. Son lit totalement asséché va nous guider pour les prochains six kilomètres jusqu’à la fameuse oasis. Ce refuge verdoyant accueille quelques familles vivant dans la simplicité. Et malgré ses apparences désertiques, le parc abrite également une quarantaine d’espèces de reptiles et plus d’une centaine d’espèces de plantes et d’oiseaux, dont l’ibis rouge. À notre arrivée de nuit (encore), Maria nous dit, « je peux cuisiner du poulet si vous pouvez attendre car il est encore vivant ». Finalement, nous engouffrons le plat traditionnel brésilien, du riz avec des fèves, puis nous saluons nos hôtes et glissons rapidement dans nos hamacs.

    Au lieu de rester une nuit supplémentaire dans l’oasis, nous reprenons la route en fin de matinée. Quelle erreur de rouler en pleine chaleur ! De plus, Mão semble avoir été épuisé par notre lenteur puisque nous faisons le chemin du retour seuls. Sans compter que le vent nous souffle dans les oreilles, « ne rêvez pas trop, vous n’arriverez pas à marée basse à 14 h ». Et pour la première fois du voyage, je répète à plusieurs reprises à Vanessa, « je ne suis plus capable ! ». 

    Encore 6 km…
    Encore 4 h épuisantes…

    Une fois sur la plage, nous apercevons au loin notre première tortue de mer ! Quelques instants après, nous réalisons qu’elle est morte, semble-t-il, à cause d’un filet de pêche. Puis alors que le soleil se couche, nous découvrons un refuge bancal en bois et en feuilles de palmiers. Nous y installons nos hamacs à l’abri du vent, enfin ! Une mauvaise nuit de sommeil plus tard puis nous longeons l’océan dès 3 h 30 du matin pour atteindre notre camp de base. Notre épreuve de sable se termine là où elle a commencé, à Atins. Pour continuer vers l’Est, nous rejoignons Caburé en quelques minutes de bateau. Et là, nous accostons sur une péninsule sablonneuse à perte de vue…

    Il n’y a pas de route ! Que faire ? Il y a l’option d’embarquer nos vélos dans un 4×4. Le prix $$ nous incite à poursuivre sur deux roues à marée basse. Cette fois-ci, le dieu Éole nous encourage et nous franchissons 20 km en quatre heures, un véritable exploit avec nos vélos chargés à bloc ! Malgré les difficultés de cette aventure, nous éprouvons du plaisir à bourlinguer ainsi les sens aux aguets. L’odeur de l’océan, le son des vagues, nos yeux se régalent de ces paysages étonnants. Ici et là, nous croisons des pêcheurs, des enfants qui jouent, quelques touristes aussi.

    Près d’une dune, une femme dans la trentaine pousse un vélo chargé dans le sable.
    En théorie, le secret pour rouler sur une plage (a moins d’avoir un fatbike) est d’attendre la marée basse, quand le sable humide est plus dense. Vous pouvez également dégonfler un peu les pneus. Mais ne révez pas trop, il y aura toujours des endroits mous !

    Après une baignade matinale et rafraichissante, nous continuons en direction de Paulino Neves très lentement. Et pour cause, nos roues sont littéralement englouties par des millions de grains de sable. Même en diminuant la pression de nos pneus, nous avons de la misère à pousser un seul vélo à deux personnes. Notre aventure semble toucher à sa fin puisqu’une personne en voiture affirme que « la ville est dans un kilomètre ». Sauf qu’un peu plus tard, une autre arrive en 4×4 et nous encourage en disant « seulement trois kilomètres ! ». Bref, notre sixième journée s’achève après sept kilomètres magnifiquement épuisants pour rejoindre Paulino Neves. Dès notre arrivée, nous y croisons par hasard la famille Silva Feitosa. Spontanément, Roseane nous offre une orange et de l’eau fraiche. Et quelques minutes après, cette charmante famille nous invite à partager leur repas et à dormir chez eux. Notre ami cyclotouriste de São Paulo, André Pasquali, avait bien raison, « le peuple brésilien sera toujours là pour vous aider ». 

    Merci beaucoup à cette incroyable générosité brésilienne !

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